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Note: PIERRE VALL�E SOURCE : NOS ANC�TRES ******************************************** Pierre et Jean Vall�e, fils de Pierre et de Madeleine Dumesnil, avaient vu le jour dans l'ancienne capitale de la Normandie, port fluvial d'importance, Rouen, Ville o� Jeanne d'Arc y fut br�l�e vive mercredi le 30 mai 1431. Parmi la vingtaine de paroisses rouennaises, de la cath�drale Notre-Dame � Sainte-Marie-la-Petite, il y avait Saint-Jean, celle o� avait v�cu la famille Vall�e. D'apr�s nos documents canadiens, Pierre naquit vers 1637; Jean en 1642. Ils avaient fr�quent� l'�cole et signaient avec parafe. 1 - LES ARRIVANTS � Trois-Rivi�rres, le 28 d�cembre 1657, Pierre Lavall�e se pr�sente comme parrain d'un Am�rindien" Il lui l�gue alors son pr�nom Pierre. L'accompagne comme marraine Madeleine Hertel, la future �pouse de Louis Pinard. L'officiant �tait le j�suite Pierre Bailloquet ( 1613-1692) Les patronymes Vall�e et Lavall�e ont �t� utilis�s presqu'indiff�remment pour d�signer les fr�res Jean et Pierre. Ce dernier fut appel� le plus souvent Lavall�e. Pierre vint probablement dans la vall�e du Staint-Laurent en 1657, � l'�ge de 20 ans. Cinq navires accost�reent au quai de Qu�bec , cette ann�e-l�: La Vierge, Le Taureau, un vaisseau nantois, Les Armes D'Amsterdam et un vaisseau de Dieppe. J'aimerais affirmer que Pierre arriva � Qu�bec, le 2 septembre, passager de ce vaisseau dieppois. Je n'en poss�de aucune preuve! Qui re�u Pierre Vall�e � Trois-Rivi�res? Louis Pinard, ma�tre chirurgien? Pourquoi pas? L'on sait que 6 ans plus tard, notre anc�tre portait lui aussi le titre de ma�tre chirurgien. Pierre avait-il appris son m�tier en France? Aurait-il fait sa cl�ricature m�dicale en Nouvelle-France, en compagnie d'un ma�tre dans cet art? 2 - LES �POUSAILLES Le chirurgien Vall�e exer�a sans doute sa profession sur la C�te de Beaupr� et � l'�le d'Orl�ans avant de s'�tablir � Beauport, village du Fargy. Le dimanche apr�s-midi 16 novembre 1664, � la maison de L�onard Leblanc et de Marie Riton, habitants du village du Fargy en la coste de beauport, et de Marie-Th�r�se, leur fille � marier, s'�taient rendus pour approuver une convention matrimoniale par-devant le notaire Paul Vachon, le seigneur Robert Giffard et Marie Renouard, sa femme, Marie Giffard, �pouse de Jean Juchereau, No�l Langlois, Paul de Rainville et Jean, son fils, Pierre Marois, etc. Les parents Leblanc donnent alors � leur fille 1 vache et deux cochons; Pierre doue sa bien-aim�e du douaire pr�fix de 300 livres. Le pr�ciput r�ciproque est fix� � 300 livres tournois. Charles de Lauzon, seigneur de Charny, veuf de Marie-Louise Giffard depuis octobre 1656, pr�tre ordonn� en France vers 1658, official de Mgr de Laval, b�nit l'union de Pierre et de Marie-Th�r�se devant les t�moins Paul de Rainville et Paul Vachon, dans la petite chapelle de Beauport, le 12 janvier 1665. L'acte fut ensuite d�pos� par l'officiant dans le r�gistre de Notre-Dame de Qu�bec. Ainsi d�butait la famille Vall�e en Nouvelle-France. 3 - CHIRURGIEN ET FERMIER Les recenceurs de l'hiver 1666 rapportent que Pierre la Vall�e, 27 ans, chirurgien, et Th�r�se Leblanc, 15 ans, vivent bel et bien � Beauport. L'ann�e suivante, les fonctionnaires pr�cisent en notant que les Vall�e poss�dent 2 b�tes � cornes, 6 arpents de terre en culture et vivent entre les voisins Nicolas B�langer et �tienne Dauphin. Pierre poss�dait donc d�j� son lopin de terre, semble-t-il. Le 26 ao�t 1667, le seigneur Giffard conc�de � Pierre 4 arpents de terre de front au bourg Saint-Joseph et deux autres arpents bois�s au m�me endroit. � l'�poque, poss�der la terre, c'�tait avoir le pays dans sa main. Le 22 septembre 1670, Pierre obtenait du m�me seigneur un autre arpent de terre de front sur 20 de profondeur au bourg du Fargy. Les voisins nomm�s sont Paul de Rainville et Jean Gibault, son voisin. Encore au bourg du Fargy, le 30 avril 1673, Pierre ach�te de Jean Gallop, pour le prix de 20 livres, un lopin de terre de 81 perches en superficie. Par la m�me occasion, en donnant la somme plus s�rieuse de 220 livres et de 20 livres pour les �pingles, Pierre devient propri�taire de 20 autres beaux arpents de terre appartenant � Jean Gibault, son voisin. 4 - DES DETTES Le foyer Leblanc-Vall�e regorgeait de beaux enfants, comme nous le verrons plus bas. Pour nourrir toutes ces bouches, il fallait donc trimer dur, m�me emprunter et s'endetter. Pierre, le 29 avril 1678, hypoth�ca ses boeufs de 4 ans afin de garantir le remboursement de 102 livres 4 sols � Nicolas Dupont, sieur de Neuville. Ce n'�tait tout de m�me pas la faillitte, mais..... Marie Br�maille, veuve de Jacques Doublet, dit Delisle, d�cida d'exiger par la force le rembourcement des dettes de tous ses d�biteur, en particulier de Pierre Vall�e. En l'absence de son mari, Th�r�se Leblanc, le 30 septembre 1678, s'avoua impuissante � r�gler ce compte. Le huissier se pr�senta � son foyer pour saisir un grill, une marmite, deux chaudrons de cuivre rouge, une po�le � frire, deux taureaux. Nicolas B�langer se chargea de garder ces biens en fiducie. �tait-ce la catastrophe ? Non pas ! Les recenseurs de 1681 rapportent que Pierre Vall�e, chirurgien, poss�de 1 fusil, deux boeufs, 2 vaches et 40 arpents de terre en culture. Un domestique portant le pr�nom de Jean travaille chez les Vall�e. Donc, la famille ne vivait pas dans la mis�re. Le 1er septembre de la m�me ann�e, Pierre dut cracher 79 livres 4 sols � Vincent Brunet, habitant de Beauport. Pierre n'avait pas atteint le bout du tunel. Il avait d�j� emprunt� 220 livres 9 sols 5 deniers de Charles Aubert, sieur de LaChesnaye, seigneur, homme d'affaires puissant. Le 23 mars 1683, la Pr�vot� de Qu�bec l'obligeait � payer sans retard son cr�ancier Aubert. Contracter des dettes s'av�re souvent une n�cessit�; n'avoir ni l'un ni l'autre, une v�ritable b�n�diction ! 5 - MISSIONNAIRE LA�C La premi�re mention de Pierre Vall�e dans notre histoire fait voir notre anc�tre comme parrain d'un Am�rindien � Trois-Rivi�res. Pendant au moins les douze derni�res ann�es de sa vie, Pierre semble avoir suivi les missionnaires j�suites dans les postes du Domaine du Roi, c'est-�-dire dans les r�gions de Tadoussac et de Chicoutimi. Le r�glement de la mission de Tadoussac stipulait ceci: " Il faut avoir �gard que le commis et autres Fran�ais qu'on envoie � Tadoussac soyent gens estim�s, de bonne vie et d'�dification "....Pierre Lavall�e ou Delavall�e parait avoir �t� un chirurgien estim� dans les missions o� oeuvr�rent les p�res Fran�ois de Cr�pieul, Sylvy et Dalmas. Tadoussac et Chicoutimi faisaient partie de ce que l'on appelait les Fermes du Roi. Est-t-il n�cessaire de pr�ciser que les fermes du Roi �taient un syst�me invent� au temps de Charles IX, en f�vrier 1566 ? Il consistait dans l'affermage des droits et revenus payable � la Couronne, en particulier au Canada, les droits de faire la traite des fourroures et d'exploiter la p�che. � partir de juillet 1681, il n'y eut qu'une seule ferme du Roi, c'�tait la Ferme du Domaine d'Occident. Ces baux et adjudications des revenus et droits de Sa Majest� devinrent des faveurs souvent � saveur politique. Qu'importe ! Pierre Vall�e devait recevoir son salaire des agents du Domaine. Mais, il semble qu'il semble qu'il ait �t� plut�t au service des missionnaires. " Les J�suites " �crit Michel Langlois, le comptent parmi les bienfaiteurs de leur mission de Chicoutimi o� en 1676 il aide � la construire la premi�re chapelle. � l'�t� 1685, o� �tait donc Pierre Vall�e ? � Tadoussac ou � Chicoutimi ? Pourquoi cette question ? En 1683, la Pr�vot� de Qu�bec avait oblig� Pierre � payer sur-le champ � Charles Aubert plus de 220 livres. Pierre en avait appel� au Conseil Souverain. La cause fut jug�e le lundi 2 juillet 1685. Or, Pierre Vall�e Chirurgien habitant de Beauport �tait absent. Th�r�se Leblanc, sa femme, plaida pour lui en demandant un sursis afin que son mari puisse expliquer qu'il avait travaill� pour le sieur Josias Boisseau, directeur et agent g�n�ral des int�ress�s en la ferme du roi. Boisseau avait �t� agent de 1678 � 1681. Les services m�ritent r�mun�ration. Charles Aubert r�torqua que ses livres montraient bien cette cr�ance et qu'il voulait un jugement imm�diat. Les juges condamn�rent alord Vall�e � r�gler ses comptes � payer en plus de l'int�r�t aux taux de l'ordonnance. Pierre Vall�e avait exerc� sa profession au loin, comme un chirurgien missionnaire. Il avait appuy� l'apostolat des J�suites. Cependant, ce d�vouement n'avait pas emp�ch� ses comptes dans le rouge. ##################################################################################################################################################################### LES ANC�TRES PIERRE ET JEAN VALL�E de Maurice Vall�e 1 - LE PAYS DU TALOU, LIEU D'ORIGINE DES FR�RES VALL�E L'histoire de cette branche de la grande famille Vall�e se perd dans la nuit des temps au pays du Talou,r�gion situ�e entre les plateaux cauchois et picard, en Haute-Normandie. Cette r�gion de la France fut habit�e dans les premiers temps par les V�liocasses, une tribu gauloise, laquelle fut conquise par les Francs puis par Rollon le Viking avec ses troupes de guerriers danois. C'est de ce m�lange de races qu'est probablement n� au tout d�but du XVIIe si�cle, l'anc�tre normand Pierre Vall�e et son �pouse Madeleine DuMesnil. Les g�n�alogistes et historiens Cambray, Tanguay, Drouin, Jett�, Langlois et Lebel ont localis� le lieu d'origine de l'anc�tre normand dans la paroisse de Saint-Jean de la ville de Rouen en Normandie. Un seul document soutient cette th�se. Il s'agit de l'acte de mariage de son fils Pierre Vall�e avec Th�r�se Leblanc, le 12 janvier 1665, � Beauport en Nouvelle-France. Toutefois les registres de la paroisse de Saint-Jean, disponibles pour consultation � la Biblioth�que municipale de Rouen et encore en tr�s bon �tat, nous apprennent que les anc�tres normands Pierre Vall�e et Magdeleine DuMesnil, ne s'y sont pas mari�s et que leurs fils Pierre et Jean n'y ont pas �t� baptis�s. La lecture rapide des registres de quelques-unes des 30 autres paroisses de la ville de Rouen nous indique qu'il y a quelques familles Vall�e � Rouen dans la premi�re moiti� du XVIIe si�cle tout au plus. Deux autres documents d'importance pointent toutefois dans une autre direction : les contrats de mariage de Pierre et de Jean Vall�e en Nouvelle-France. Dans le premier cas, le 16 novembre 1664, le notaire Vachon indique la paroisse de � St Sent �v�ch� de Rouen comme lieu d'origine de Pierre. Le 7 janvier 1666, dans le contrat de mariage de Jean Vall�e, le m�me notaire dit l'int�ress� originaire de la paroisse de � Scainct Sang archev�ch� de Rouen. De plus, Mary Louise Dalton dans son article publi� en 1906, intitul� Notes on the Genealogy of the Vall� Family mentionne le village de Saint-Sa�ns comme lieu d'origine des fr�res Vall�e. L'auteur avait consult� sir Arthur George Doughty, le c�l�bre archiviste du Canada, et un monsieur Gaudet, g�n�alogiste, � l'�poque, lesquels avaient d� consulter les contrats de mariage. 2 - SAINT- SA�NS ET LES FAMILLES VALL�E Saint-Sa�ns est une petite ville normande situ�e � pr�s de 30 kilom�tres au nord de la ville de Rouen et � �gale distance, au sud, de la ville de Dieppe, sur les bords de la rivi�re Varenne, en bordure de la for�t d'Eawy. Notons par ailleurs la proximit� des villages de Louvetot et de Muchedent d'o� ont �migr� les pionniers des familles Leduc, Lefran�ois et Tr�panier. Au XVIIe si�cle, dans les registres, Sa�ns s'�crivait sans le � s final et se pronon�ait � san , tout comme encore aujourd'hui, d'o� les difficult�s d'orthographe du notaire Paul Vachon en Nouvelle-France. La ville doit d'ailleurs son nom � un moine irlandais du nom de Sa�n (nom en ga�lique ancien qui correspond � � Jean en fran�ais) qui y fonda un monast�re vers l'an 675. Selon les registres de la paroisse de Saint-Sa�ns, de son mariage avec Madeleine DuMesnil, l'anc�tre normand Pierre Vall�e a fait baptiser une dizaine d'enfants dans cette paroisse : Marie, baptis�e dans l'�glise du village le 26 f�vrier 1630 et ayant eu Nicolas Vall�e et Louise Mesnil comme parrain et marraine ; Jean, baptis� le 16 mars 1631 et ayant eu Jean Carrol et Magdelaine Archet comme parrain et marraine ; Jacques, baptis�e le 30 juillet 1633 et ayant eu Jacques Lion et Catherine Mesnil comme parrain et marraine ; Louise, baptis�e le 31 d�cembre 1634 et ayant eu Nicolas Dumesnil et Louise Guillebert comme parrain et marraine ; Pierre, baptis� le 6 juin 1636 et ayant eu Guillaume Le Grand et Catherine Carrol comme parrain et marraine ; Marguerite, baptis�e le 19 f�vrier 1638 et ayant eu �loy Auger et Marguerite Saint-Ours (�pouse probable de Jacques Dumesnil) comme parrain et marraine ; Jean, baptis� le 29 ao�t 1640 et ayant eu Louis Tassin Flanchet et Jacqueline Moulin comme parrain et marraine ; Robert, baptis� le 24 mars 1642 et ayant eu Robert DeLamare et Pierrette Baulon (�pouse probable de Nicolas Mesnil) comme parrain et marraine ; Adrianne, baptis�e le 23 octobre 1643 et ayant eu Andr� Aloyaudes comme parrain et Louise Flams comme marraine. Adrianne est probablement d�c�d�e le 20 octobre 1669. L'identification des parents n'ayant pas �t� faite par le cur� lors de l'inhumation, la filiation est incertaine. Louis, baptis� le 16 juillet 1645, filleul de Louis Carrol et Anne Simon. Ancienne �glise de Saint-Sa�ns d�molie en 1896 Il n'y a pas d'autre bapt�me c�l�br� par notre couple, ni avant, ni apr�s ces dates. Il semble donc que Marie ait �t� l'a�n�e et Louis, le benjamin. Dans le registre toutefois, une Magdelaine Mesnil a �t� inhum�e au cimeti�re de la paroisse de Saint-Sa�ns le 20 mars 1646. Est-ce la femme de Pierre, notre anc�tre normand ? L'incertitude demeurera sur ce fait car le pr�tre n'a pas not� les r�f�rences habituelles lors de l'inhumation. Chronologiquement, cette date correspond � la disparition aux registres du couple Pierre Vall�e et Magdelaine Dumesnil et au mariage d'un Pierre Vall�e avec Suzanne Savary le 31 juillet 1646. Est-ce notre anc�tre qui se remarie ? Si c'est le cas, il a au moins trois autres enfants : Laurens, baptis� le 24 juillet 1647, Catherine, le 23 avril 1649, et Louyse, le 8 f�vrier 1652. Est-ce �galement notre anc�tre Pierre Vall�e qu'on inhume au cimeti�re du village le 28 mars 1657 ? Co�ncidence qu'en cette m�me ann�e 1657 il soit fait mention pour la premi�re fois de son fils, Pierre, en Nouvelle-France, dans un acte de bapt�me du 28 d�cembre 1657 aux Trois-Rivi�res ? D'autres preuves et recherches dans les actes notari�s de Saint-Sa�ns sont toutefois n�cessaires pour confirmer les liens entre ces mariages et d�c�s. Des recherches effectu�es aux Archives d�partementales de Rouen en juin 1994 dans les minutiers des tabellions Dumesnil, Jacques Leblanc et Louis Varengues ne nous ont apport� aucune information suppl�mentaire sur la vie et la famille de notre anc�tre normand. Celui-ci �tait-il trop pauvre pour requ�rir les services d'un tabellion? Passait-il ses contrats notari�s chez un tabellion dans une autre village ? Y-avait-il d'autres tabellions � Saint-Sa�ns dont on n'aurait pas conserv� les minutiers ? Toutes ces questions demeurent sans r�ponse. Sous l'ancien r�gime, Saint-Sa�ns �tait une ch�tellenie � dans le ressort de laquelle se trouvaient plusieurs paroisses circonvoisines , selon Andr� Lejeune dans ses Notes sur Saint-Sa�ns r�dig�es en 1930 et publi�es en 1999 par l'Association pour le XIIIe Centenaire de Saint-Sa�ns. La lecture des actes notari�s du tabellionage royal de la premi�re moiti� du XVIIe si�cle, nous a r�v�l� l'existence � Saint-Sa�ns de plusieurs Vall�e dont certains sont d�clar�s chirurgiens. Les registres paroissiaux de la premi�re moiti� du XVIIe si�cle de Saint-Sa�ns, pour leur part, viennent compl�ter le portrait d'ensemble. Un douzaine de bapt�mes et une quinzaine de s�pultures consolident notre impression que plusieurs familles Vall�e vivent au village de Saint-Sa�ns et y sont install�es depuis plus d'une g�n�ration. Pour se situer encore mieux dans le contexte historique, mentionnons que, selon les Notes sur Saint-Sa�ns d'Andr� Lejeune, la peste a fait son apparition � Saint-Sa�ns en l'an 1628, tout juste deux ans avant la naissance de la premi�re fille de Pierre Vall�e et Marguerite Dumesnil. Le fl�au a ensuite �t� r�pandu dans toute la r�gion par un pauvre homme, chiffonnier de son �tat, du nom de Bault qui avait acquis de vieux drapeaux � Saint-Sa�ns o� � la peste �tait fort v�h�mente . Puis l'ann�e 1639 a �t� marqu�e par la peste encore une fois et par la r�volte des Nu-Pieds, laquelle est attribu�e aux nombreuses taxes extraordinaires impos�es au peuple fran�ais depuis trois ans pour le financement de la guerre au roi d'Espagne. Enfin, le 16 mai 1648, le feu allait d�truire presque tout le village de Saint-Sa�ns. Selon Lejeune, l'�l�ment destructeur ... consuma cent cinquante maisons du bourg sans compter un grand nombre de b�timents qui furent aussi la proie des flammes. La plupart des habitants qui furent victimes du d�sastre, furent r�duits � la mendicit�; la perte mat�rielle fut �valu�e � plus de deux cent mille livres. La construction de toutes ces mai- sons qui �tait de bois et torchis et couverts de chaume fournissait un aliment facile aux flammes. Est-ce � cause de ces fr�quentes calamit�s que Pierre et Jean Vall�e ont quitt� leur village ? Celles-ci, additionn�es aux nombreuses taxes, devaient s�rement d�courager beaucoup de jeunes gens. P�re et m�re tr�s probablement d�c�d�s, la coh�sion familiale ne les retient plus. Ajoutons � cela le go�t de l'aventure et les promesses des marchands de Rouen charg�s d'amener des immigrants en Nouvelle-France en �change de droits exclusifs sur l'exportation des peaux de castor, il n'en faudra pas plus pour d�cider les deux jeunes Vall�e � s'embarquer. LA TRAVERS�E DE L'ATLANTIQUE Notre hypoth�se de recherche est que les fr�res Vall�e se sont embarqu�s � Dieppe pour la Nouvelle-France � l'�t� 1657 sur un des bateaux command�s par le capitaine Poullet et affr�t�s par les marchands de Rouen, le Saint-S�bastien, et ce, en compagnie de Charles Lefran�ois de Muchedent, village situ� � quelques kilom�tres de Saint-Sa�ns. Un employeur de la Nouvelle-France les a probablement engag�s pour une p�riode de trois ans � la suite de la signature d'un contrat notari� qu'il serait int�ressant de retrouver. L'employeur a d� payer pour leur passage et avancer une certaine partie du salaire, estim� � 75 livres par an. PIERRE VALL�E SON HISTOIRE EN AM�RIQUE C'est le 16 novembre 1664, devant le notaire Paul Vachon, que Pierre Vall�e dit Lavall�e a conclu un contrat de mariage en pr�sence de Th�r�se Leblanc, sa future �pouse, de L�onard Leblanc, son futur beau-p�re, de Marie Riton, sa future belle-m�re, de Jean Vall�e, son fr�re, de Robert Giffard, seigneur de Beauport, et Marie Renouard, son �pouse, Marie Giffard, femme de Jean Juchereau, Ren� Chevalier et Jeanne Langlois sa femme, Nicolas Juchereau de Saint Denis, No�l Langlois, Paul et Jean De Rainville, et Pierre Marcou. Signature de Pierre Vall�e dit Lavall�e, ma�tre chirurgien tir�e du contrat de mariage de son fr�re Jean Pierre a c�l�br� son mariage avec Th�r�se Leblanc � Beauport le 12 janvier 1665. L'acte de mariage nous est rapport� dans le registre de la paroisse de Notre-Dame de Qu�bec. Pierre Vall�e et Th�r�se Leblanc ont eu 10 enfants pendant leur 21 ans de vie commune. Les pr�noms de ces derniers sont : Th�r�se, Marie, Suzanne, Marguerite, Pierre-Vincent, Michel, Louis-Charles, Nicolas-Marie, Marthe et Charlotte. Voici quelques lignes sur chacun d'eux. 1 - Th�r�se Vall�e est n�e vers 1667 et est d�c�d�e � Beauport le 29 octobre 1722 � l'�ge de 55 ans. L'inhumation a eu lieu le lendemain, soit le 30. Th�r�se ne semble pas s'�tre mari�e et a laiss� peu d'informations sur sa vie. 2 - Marie Vall�e est n�e vers 1668. Son contrat de mariage a �t� sign� chez le notaire Paul Vachon le 9 f�vrier 1687. Marie a �pous� Jean-Fran�ois Parent, fils de Pierre Parent et de Jeanne Badeau, � Beauport le lendemain, soit le 10 f�vrier 1687, en pr�sence de Joseph Rancourt, Paul Vachon et Jean Badeau. Elle est d�c�d�e et a �t� inhum�e � Beauport le 11 d�cembre 1720. Marie Vall�e a eu onze enfants de son union. 3 - Suzanne Vall�e est n�e le 12 et a �t� baptis�e, selon le registre de la paroisse Notre-Dame de Qu�bec, � la chapelle de Beauport par un missionnaire de la Compagnie de J�sus le 16 mars 1670. Elle a eu comme parrain et marraine No�l Langlois et Suzanne Benet, femme de Jean Gibault, et a �pous� Ren� Beaudin, fils de Charles Beaudin et Jeanne Moinet, � Beauport le 10 f�vrier 1687. Suzanne s'est donc mari�e le m�me jour que sa soeur Marie, en pr�sence de Ren� R�my, Paul Vachon, No�l Langlois et L�onard Leblanc. Le contrat de mariage avait �t� sign� chez le notaire Paul Vachon le 5 janvier de la m�me ann�e, plus d'un mois auparavant. Apr�s une vie de labeur � Qu�bec puis en Gasp�sie et enfin � Laprairie, Suzanne est d�c�d�e � ce dernier endroit le 8 d�cembre 1729 et a �t� inhum�e le 9. Suzanne Vall�e et Ren� Beaudin ont eu six enfants de leur union. 4 - Marguerite Vall�e, n�e le 17 f�vrier 1672, a �t� baptis�e, selon le registre de la paroisse Notre-Dame de Qu�bec, � la chapelle de Beauport le 21 du m�me mois. Elle y est d�clar� filleule de No�l LeBlanc et de Marguerite Langlois, femme de Paul Vachon. Elle a �pous� Jean-Baptiste DeRainville, fils de Jean DeRainville et de Suzanne Badeau, le 30 janvier 1690 � Beauport en pr�sence de L�onard Leblanc, son grand-p�re, Pierre Marcou, Toussaint Giroux et Ren� Beaudin. Le contrat de mariage a �t� pass� le 20 du m�me mois chez le notaire Gilles Rageot. Marguerite Vall�e est d�c�d�e � Beauport le 31 octobre 1749 et elle a �t� inhum�e le premier novembre � l'�ge de 77 ans. Marguerite a eu six enfants de son union. 5 - Pierre-Vincent Vall�e, est n� le 29 septembre 1674 et a �t� baptis� le 3 octobre de la m�me ann�e � Beauport. Il a �t� le filleul de Vincent Brunet et d'�lisabeth de la Gu�ripi�re. Il a �pous� en premi�res noces Marie-Madeleine Vachon, fille de Paul Vachon, notaire royal, et de Marguerite Langlois le 23 novembre 1699 � Beauport. �videmment, il y a eu contrat de mariage devant le notaire Jean-Robert Duprac le 25 octobre de la m�me ann�e en pr�sence de ses p�re et m�re et de ses fr�res Michel et Nicolas. Pierre-Vincent y est d'ailleurs d�clar� ma�tre charpentier. Deux enfants sont n�s de cette union entre Pierre et Marie Madeleine. Cette derni�re est d�c�d�e de la petite v�role, semble-t-il, le 17 f�vrier 1703 et a �t� inhum�e � Beauport le 18, deux jours avant le d�c�s de sa propre fille du m�me pr�nom. Pierre-Vincent s'est ensuite remari� � Marie-Madeleine Courault De Lacoste, originaire de Lachine et fille de Cybard Courault, �cuyer, et de Fran�oise Goupil, le 21 juillet 1704, � Beauport. Marie-Madeleine �tait fille adoptive de Mathieu Lagrange et Marie-Gabrielle Danneville et veuve de Ren� Parent selon le contrat de mariage sign� devant le notaire Jean-Robert Duprac le 13 juillet pr�c�dent. Sont pr�sents au mariage : Mathieu LaGrange, Jean Parent, Jean De Rainville et Michel Vall�e, fr�re de l'�poux. De ce deuxi�me mariage sont issus neuf enfants. Pierre-Vincent est d�clar� capitaine de milice au mariage d'un fils du second lit, Ange-�tienne, en 1735. Au recensement de l'automne 1744, il est install� rue Saint-Jean � Qu�bec. Puis il est d�c�d� le 10 et inhum� le 11 novembre 1751 � Qu�bec. 6 - Michel Vall�e, deuxi�me fils de Pierre, n� vers 1676 (�g� de 5 ans au recensement de 1681), a �pous� Genevi�ve Baugis, fille de Jean Baugis et de Th�r�se Parent, � Beauport le 3 f�vrier 1712. Sont pr�sents au mariage : Jean Baugis, p�re de l'�pouse, Charles Vall�e, Jacques Avisse et Jean Miville, architecte de Qu�bec. Le contrat de mariage a �t� sign� le jour pr�c�dent, soit le 2 f�vrier, devant le notaire Jean-Robert Duprac. D�c�d� le 30 septembre 1752, il a �t� inhum� le 1er octobre � Beauport apr�s avoir eu plus d'une douzaine d'enfants dont trois sont morts tragiquement. 7 - Louis-Charles Vall�e, troisi�me fils de Pierre, n� vers 1678 (�g� de 3 ans selon le recensement de 1681), a �pous� Genevi�ve Marcou, fille de Pierre Marcou et de Marthe De Rainville, � Beauport le 12 septembre 1707. Sont pr�sents au mariage : No�l Maillou, Jean De Rainville, Andr� Marcou et Jean Gagnier. Le contrat de mariage a �t� sign� devant le notaire Jean-Robert Duprac le jour pr�c�dent, soit le 11 septembre 1707. Louis-Charles est d�c�d� � Beauport le 21 f�vrier 1753 et a �t� inhum� le lendemain au cimeti�re de la paroisse. De son union avec Genevi�ve Marcou, Louis-Charles Vall�e a eu onze enfants � Beauport. 8 - Nicolas-Marie Vall�e, quatri�me fils de Pierre, est n� et a �t� baptis� le 28 avril 1681 � Beauport, ses parrain et marraine �tant Nicolas Juchereau de Saint Denis et Marie-Madeleine Marsolet, femme de Fran�ois Guyon. Il a �pous� en premi�res noces, Marie-Louise Lefebvre, fille de Jean Lefebvre dit Chartrand et de Marie Creste, � Beauport le 22 novembre 1712. Sont pr�sents � ce mariage : Jean Lefebvre, p�re de l'�pouse, Pierre Jourdain, Charles et Jean-Marie Delinot et plusieurs autres amis. Le contrat de mariage a �t� sign� chez le notaire LaCeti�re le 2 novembre 1712. Marie-Louise Lefebvre est toutefois d�c�d�e le 10 d�cembre 1730, six jours apr�s avoir mis au monde un dernier fils du nom d'Andr�. Plusieurs ann�es plus tard, Nicolas Vall�e a �pous� en secondes noces Marie-Anne Benoit dit Abel, veuve de Jean Sylvestre et fille de Pierre Benoit et de Marie Dionne, le 23 juillet 1736 � Qu�bec, en pr�sence de son fr�re Pierre Vall�e, Jean Sp�nard, Ignace Constantineau et Pierre Grandjean. Le contrat de mariage a �t� sign� chez le notaire Barbel le jour pr�c�dent, soit 22 juillet 1736. Nicolas Vall�e est d�c�d� le 1er ao�t 1766 � Beauport et a �t� inhum� le 2. Douze enfants sont issus de son union avec Marie-Louise Lefebvre. 9 - Marthe Vall�e, n�e le 24 et baptis�e le 25 avril 1683 � Beauport. Elle est la filleule de Pierre Morel et de Marthe De Rainville, �pouse de Pierre Marcou. Elle a �pous� Charles Miville dit Desch�nes, fils de Jacques Miville et de Catherine De Baillon, � l'�glise Notre-Dame-de-Liesse de Rivi�re-Ouelle le 28 ao�t 1702. Elle est d�c�d�e dans la paroisse Sainte-Anne-de-La-Pocati�re le 21 mars 1748. Marthe Vall�e a donn� naissance � onze ou douze enfants. 10 - Charlotte Vall�e, derni�re fille de Pierre, est n�e le 20 et a �t� baptis�e le lendemain, soit le 21 septembre 1685 � Beauport. Elle a pour parrain Jean Provost et pour marraine Marie Lefebvre. Elle a �pous� Pierre Chauveau, fils de Pierre et de P�ronne Chauveau, � Beauport le 22 ao�t 1707. Pierre Chauveau �tait tonnelier, navigateur et capitaine de milice. Sont pr�sents au mariage : Pierre, Nicolas et Michel Vall�e, fr�res de l'�pouse, et Jean Parent, son beau-fr�re. �videmment, un contrat de mariage avait �t� sign� devant le notaire LaCeti�re le jour pr�c�dent, soit le 21 ao�t. Charlotte Vall�e est d�c�d�e � Qu�bec le 18 septembre 1756 et a �t� inhum�e le 19, apr�s avoir mis au monde une douzaine d'enfants. En plus de ses dix enfants, Pierre Vall�e, l'anc�tre, a adopt� un autre enfant. Ce dernier est d�clar� avoir six ans au recensement de 1681 et porte le pr�nom de Jean. Il serait donc n� vers 1675. C'est tout ce que nous savons de lui. Pierre Vall�e dit Lavall�e et Th�r�se Leblanc ont �lev� en fait 11 enfants et ils ont eu plus de 90 (94) petits-enfants. Cette branche Vall�e s'est d�velopp�e pr�s de Beauport, mais �galement en Gasp�sie et en Beauce, sans parler des �tats-Unis o� les plus connus de la lign�e furent Fran�ois Vall�e dit Lavall�e, commandant du Fort Sainte-Genevi�ve aux Illinois au XVIIIe si�cle et Rudy Vallee, chanteur et homme-orchestre de la premi�re moiti� du XXe si�cle. Au Qu�bec, il nous faut �galement mentionner le photographe Louis-Prudent Vall�e, r�put� pour ses vues st�r�oscopiques de la ville de Qu�bec. *************************************************************************************************************************************************************************************************************** Jean Vall�e et son histoire en Am�rique Le 22 mars 1664, l'anc�tre Jean Vall�e a obtenu par contrat, devant le notaire et ma�on Paul Vachon, une concession de M. Charles de Lauzon sur l'�le d'Orl�ans. Il s'agit d'une terre de deux arpents et demi situ�e entre les terres de Jean Guy et Joachim Martin dans le fief Lirec, d�tach� en 1656 de la Seigneurie de l'�le d'Orl�ans. Le voisinage de Joachim Martin et plus particuli�rement celui de Marie, sa s�ur, arriv�e depuis peu, allait orienter la destin�e de notre anc�tre et la n�tre par le fait m�me. Selon le contrat et l'acte de mariage du couple, l'�pouse de l'anc�tre Jean Vall�e, Marie Martin, est originaire de la paroisse Notre-Dame-de-Cougnes, ville, arrondissement et �v�ch� de La Rochelle, en Aunis. En fait, elle a �t� baptis�e le 9 janvier 1649 � l'�glise Sainte-Marguerite de La Rochelle selon le livre Un Martin en Am�rique, Joachim Martin, n� � Aytr�, 1636-1690 de Marcel Martin, publi� aux �ditions du Septentrion en 1997. Le contrat de mariage de Jean Vall�e, �g� de 26 ans, et de Marie, �g�e de 16 ans, a �t� pass� devant le notaire seigneurial Paul Vachon le 7 janvier 1666 et le mariage a �t� c�l�br� pr�s d'un mois apr�s la signature du contrat de mariage, soit le jeudi 4 f�vrier 1666. Jean Vall�e se marie dans la paroisse de La Visitation-de-Notre-Dame � Ch�teau-Richer, selon la transcription faite en 1926 par Am�d�e Gosselin, pr�tre et archiviste du S�minaire de Qu�bec, charg� de la garde des originaux tr�s mal en point. Signature de Jean Vall�e � son contrat de mariage Du mariage de Jean Vall�e et de Marie Martin sont n�s � l'�le d'Orl�ans trois enfants : Marie-Madeleine, Charles et �lisabeth. Marie-Madeleine Vall�e est n�e le samedi 21 juillet 1668 et a �t� baptis�e le 23 dans la paroisse Sainte-Famille de l'�le d'Orl�ans. Sa marraine �tait Anne Martin, �pouse de Jacques Rat�. Pour ce qui est du parrain, son nom est illisible. Le 13 d�cembre 1684 � Qu�bec, Marie-Madeleine signe devant le notaire Genaple de Bellefonds son contrat de mariage avec Philippe L�tourneau, veuf de Marie-Madeleine Simon, et fils de David L�tourneau et de Jeanne Baril. Marie-Madeleine Vall�e �tait �g�e de 16 ans et habitait alors avec sa m�re pr�s de l'H�tel-Dieu � Qu�bec. Le jeune couple s'est mari� le lundi 12 f�vrier 1685 en la paroisse de Notre-Dame de Qu�bec, en pr�sence de Pierre Vall�e, oncle paternel de Marie-Madeleine, Henri DeLaunay, charron, Robert P�pin, couvreur d'ardoises, Louis Mercier et Louis Mignault. Marie-Madeleine a eu deux enfants de son union avec Philippe. Charles Vall�e est n� le vendredi 7 f�vrier 1670 et a �t� baptis� le 13 dans le paroisse Ste Famille �galement. Son parrain �tait Charles Lefran�ois et sa marraine, Anne Petit, seconde �pouse de Joachim Martin son oncle. Ce Charles Lefran�ois �tait originaire de Muchedent, localit� situ�e � quelques kilom�tres de Saint-Sa�ns, patrie de Jean Vall�e. � quelques jours de ses 24 ans, Charles Vall�e a �pous� � Sainte-Anne-de-la-P�rade Marie-Ursule Gendras, fille de Pierre-Jean Gendras et de Marie Charpentier. Le contrat de mariage a �t� sign� devant le notaire royal Fran�ois Trottain dit Saint Se�rin de Batiscan le 24 janvier 1694. �mond de Su�ve, seigneur, est pr�sent. Puis Nicolas Deleuse, pr�tre natif de Toul en France, a b�ni le mariage le mercredi 3 f�vrier 1694 � la chapelle Saint-Nicolas pr�s du manoir seigneurial � Sainte-Anne-de-la-P�rade. Selon l'acte d'inhumination du 25 octobre 1742, Charles Vall�e est d�c�d� subitement la journ�e pr�c�dente, soit le 24, sans avoir re�u les derniers sacrements, et il a �t� inhum� au cimeti�re de Sainte-Anne-de-la-P�rade en pr�sence de la majeure partie des habitants de la paroisse. Charles avait un peu plus de 72 ans. Il laissait treize enfants et une longue liste de petits-enfants. � ce titre, Charles a �t� le b�tisseur en Nouvelle-France d'une des lign�es de Vall�e. �lisabeth Vall�e est n�e le dimanche 27 mars 1672 et a �t� baptis�e le 4 avril toujours dans la paroisse Sainte-Famille de l'�le d'Orl�ans. Son parrain �tait Jean Gaudreau et sa marraine, �lisabeth Gaudreau. �lisabeth s'est mari�e le jeudi 22 mai 1692 dans le paroisse de Notre-Dame de Qu�bec avec le sergent de troupe Jean-Joseph Belon, fils de Jean-Joseph, sieur du Portail et de Catherine LeGui� de Saint-Solenne de Blois, �v�ch� de Chartres. Jean-Joseph faisait partie de la compagnie de Valleraine. �lisabeth et Jean-Joseph se sont mari�s en pr�sence de Jean-�tienne Dubreuil, Jean Gauthier, Jean Thyerri, Pierre Latintenne et de dame Anne Gasnier dit Bourdon. �lisabeth a eu deux enfants de son union avec Jean-Joseph Belon. L'anc�tre Jean Vall�e est d�c�d� entre le 28 janvier 1673 et le 22 juin 1673 et a �t� enterr� � l'�le d'Orl�ans. L'inventaire des biens du d�funt qui doit �tre fait, en principe, dans les trois mois suivant le d�c�s, nous aide � situer plus pr�cis�ment ce triste �v�nement. L'inventaire a �t� fait par le notaire Paul Vachon en pr�sence de Joachim Martin, le 22 juin 1673. Jean Vall�e, d'un naturel plus r�serv� que son fr�re Pierre, a laiss� peu de trace en Nouvelle-France. Sa descendance s'est install�e principalement � Sainte Anne -de -la -P�rade mais �galement � Baie-du-Febvre puis sdans les Cantons de l'Est et au Massachusetts. Les plus r�put�s de cette branche des Vall�e furent certainement les patriotes Joseph Vall�e, �poux de Th�r�se Rodney, et son fils, Guillaume-Jacques-L�on Vall�e, �poux de Henriette Courcelles dit Chevalier, inculp�s de haute trahison en 1838 � Montr�al. Plaque comm�morative � Saint-Sa�ns Une commission est � proposer un plan d'ensemble pour valoriser les sites historiques du bourg de Saint-Sa�ns. Dans ce cadre, une plaque-souvenir serait bient�t fix�e au mur � l'int�rieur de l'�glise par l'Association du XIIIe centenaire de Saint-Sa�ns. En voici le texte: Sur ces fonts baptismaux ont �t� port�s en 1636, Pierre Vall�e, en 1640, son fr�re Jean , Anc�tres des Vall�e de la Nouvelle-France M�MOIRES DE LA SOCI�T� G�N�ALOGIQUE CANADIENNE FRAN�AISE VOL 18, PAGE 112 RECENSEMENT DE 1667 Vall�e, Pierre, 30 ans; Th�r�se Leblanc, sa femme, 16; 2 bestiaux, 16 arpents en valeur; voisins : Nicolas B�langer, et �tienne Dauphin LE TERRIER DU SAINT LAURENT PAR MARCEL TRUDEL VOLUME # 1 DE LA RIVI�RE MONTMORENCY � LA RIVI�RE DU CAP ROUGE ***** SEIGNEURIE DE BEAUPORT PIERRE VALL�E : Page 115, 81 perches ( 0.81 arp. ), conc�d� 24 janvier 1673 � Jean Gallaup dit Monttauban, qui vend 30 avril 1673 � Pierre Vall�e, entre le domaine et le chemin de Fargy qui m�ne � la rievi�re des �cailles: d'un bout, cet emplacement touche � un lot de Vall�e. 2 - Page 118 De la rivi�re Montmorency � la rivi�re du Cap-Rouge Terres entre le ruisseau des �cailles ( qui limite la Commune au sud-ouest ) et le domaine du seigneur. la rivi�re Montmorency � la rivi�re du Cap-Rouge PIERRE VALL�E : Page 119, No 40 2 X 20, conc�d� � Jacques Letardif, qui vend 10 d�c. 1668, � Michel Lecourt entre Palentin et le ruisseau des �cailles ( qui s�pare de la concession de Zacharie Maheust ), aboutant � l'enceinte de Fargy ; Lecourt, qui est pr�s d'Avisse et du ruisseau des �cailles, revend le 20 avril 1670 � Jean Guilbault, qui revend � Pierre Vall�e le 17 d�c. 1673 : on pr�cise alors que cette terre a d'un bout la rivi�re Beauport et d'autre bout la retenue de 20 arpents, proche Saint-Joseph. PIERRE VALL�E : Page 119, No 20 1 X 20, conc�d� 10 d�c. 1668 � Jean gibault, sur la ligne du bourg entre Zacharie Maheust et Pierre Vall�e ; Gibault vend 17 d�c 1673 � Pierre Vall�e, entre Bermen et Vall�e; d'un bout, le retenue de 20 arpents proche Saint-Joseph. PIERRE VALL�E : Page 120, No 20 1 X 20, conc�d� 22 sep. 1670, entre d'une part, Gibault et derainville et, d'autre part, le retenue de 20 arpents qui s�pare de Saint Joseph PIERRE VALL�E 1 X 20, conc�d� 22 sep. 1670, entre d'une part, Gibault et Derainville, et, d'autre part, la retenue de 20 arpents qui s�pare de Saint Joseph. PIERRE VALL�E : Page 122, No 44 2 X 22, conc�d� le 26 ao�t 1667 entre Jean Chambre et Louis Leparc : il est encore l� en 1670 et en 1709. CONTRAT PASS� DEVANT LE NOTAIRE PAUL VACHON LE 26 AO�T 1667 � QU�BEC CONCERNANT UNE CONCESSION � PIERRE VALL�E PAR LE SEIGNEUR JOSEPH GIFFARD Page 1 - 1 A tous ceux quy ses presentes lettres veront joseph Giffard de beauport Escuyer Seigneur du fargy Salut scavoir faisons que par devant paul vachon notaire Dans la Sen� chauss�e de beauport, prevost� de notre dame des anges Seigneurie de lisle dorleans et temoints soubz signez, Avons recogn� et confess� en toutte occation gratiffies et temoigner nostre bonne volont� a pierre vall�e chirurgien a ce presant et acceptant luy avoir donn� et concedd�, donnons et conceddons par ses dites presentes a tiltre de Cens et Rentes seignuriales payables a chacque jour et feste de St Martin lonziesme de novembre la Concistance de quarente Arpens de terres et en bois Sciz et Scituez au bourg de Sainct joseph dans ladite Seignurie de beauport et Born�s comme Sensuit Scavoir dudit bout quy touche Page 1 - 2 ledit bourg de Saint joseph par une ligne de deux arpens, Et De lautre bout aus terres nons Concedd�es paralelles a la premiere joingnant d'un cost� a jean chambre et de lautre cost� a louis leparcq pour En jouir et disposer par le dit Lavall�e luy ses hoirs et ayant Causes a ladvenir a la charge audit preneur de payer chacque jour et feste de St Martin lonziesme de novembre la somme de Soixantes solz Tournois de Rente Seignioriales de bail d'heritages et non Racheptables, Et un double de Cens pour chacun des dis arpens de terres de front Seulement et pour ladite Concession deux Chappons vifs le tout par chacun an, et Commencer de paier le dit Cens et Rentes des la presente ann�e et continuer Annuelement Et ce tousjours, lesdis Cens Et Rentes et autres Redebvances portans lots et ventes, Saisines et amandes suivant la Coustume de paris vec�e au dit pa�s de la novelle frence En outre sera oblig� Page 2 - 1 Le Dit preneur luy Ses hoirs et ayans Causes A la devoir de porter moudre Ses grains au moulin bannal de ladite Seignurie; et a toutte autres bannalit�, sous loue sur la presente concession les chemins quy seront juges necessaire par les officiers de la dite Seignurie, et en cas de vente nous nous Reservons la preferance et facult� de retirer la presante Concession En Remboursant le prix fraix et loyaux Couts plus la dite concession Concession faicte audit preneur a la charge de S'y �stablir et bastir audit bourg de St joseph ou autre pour luy dans un an d'huy de cuiltiver les terres et Continues a ladvenir Autrement la presente Concession neulle sans depens dommages et interests ny mesmes restitutyons des depens qu'il y pourroit avoir faict soit pour bastir et deserter Page 2 - 2 Clorer les terres de ses deserts Autrement ne pourra pretendre aucuns dommages et interests Contre ses voisins pour le degats que les bestiaux y pourroit faire a ladvenir Comme Aussy dayder Entretenir le chemin que nous avons design� pour aller Secir la greves Dequels lieux nous avons mis le dit Lavall�e En Plaine jouissance pour en jouir luy ses hoirs et ayant Causes En faire et disposer tout ainsy que loy luy Senblera Car Ainsy a Est� accord� En loix Dequoye Nous avons sign� l'origynal des presentes de nostre main et ay celle fait apposer le cachet de nos armes, furent en presences de jean Crestre Messire charon et de Ren� chevalier Messire Ma�on habitans au bourg du fargy audit beauport ce vingt Sixyesme jour jour daust mil Six cent soixante Sept au chateau dudit beauport avent mydy de plus leur P - 3 Avons concedde au dit Lavall�e deux arpens de terres aussy complantes en hault Bois Siz et Scitueez dans le bourg de St joseph joignant la dite concession et cest oblig� le dit Lavall�e pour cet effet depuis deux Solz de cens payables audit jour et feste de St Martin lonziesme de novembre comme le reste cy dessus et devant Et fait et pour lot Senscire et seront communes toutes fois sans endommager les terres de ses voisins faict le jour et an Susdit Signatures : Joseph giffard, R chevalier ( parafe ) Jean Creste ( parafe ) Paul Vachon notaire ( parafe ) Isay Creste AU BAS DU CONTRAT PASS� DEVANT LE NOTAIRE PAUL VACHON LE 26 AO�T 1667 � QU�BEC CONCERNANT UNE CONCESSION � PIERRE VALL�E PAR LE SEIGNEUR JOSEPH GIFFARD , LE NOTAIRE DUPRAC A AJOUT� L'AVENANT QUI SUIT: Adevenant le dixneufiesme jour d'avril mil sept cent un et ont Comparu pardevant le notaire des Seigneurie de beauport Et nostre dame des anges so�bs sign� Ignace Juchereau Sieur du Chainay Escuier Seigneur de beauport, Theraise leblanc veuve de deffunct pierre lavall� Chirurgien Vivant son mary habitant du village de Sainct Joseph audit Beauport en vertu de l'ordonnance de Monseigneur l'Intandant En datte du treiziesme du present mois et an sign� Champigny, pour l'habitation que la ditte leblanc possede audit village de Sainct Joseph En la Seigneurie dudit Beauport Contenant dix huict perches et deux pieds de large Joingnant dun Coste a Jacques parant, dautre Coste a Robert duprac Estant Icelle, En la Censire de la Seigneurie dudit Beauport Et Charg�� Enver Icelle, de deux livres onze Solz Cincq deniers de Cens Et Rente fonsiere Seigneurialle et de deux Chappons vifs pour toutte la ditte habitation payable par Chacun an apperpetuitt� En la maison Seigneurialle du dit Beauport au Jour Et feste de Sainct Martin onziesme novembre suivant et Conformement au proceder verbal darpentages quy en a est� faict par les Sieurs Ivan le Rouge, Et la Riviere arpenteurs desquels ledit Seigneur Et laditte Leblanc se tiendrons Suivant Et Conformement a la ditte ordonnance des Non dit Seigneur Juchereaut Et dudit proceds d'arpentages, et Reserve ledit Seigneur Autres droicts Seigneuriaux port��s sur le tiltre de Concession Sy devant faict Car ainsy et ce promettans et ce Renonceans et ce obligeans Chacun a Son Esgard faict Et pass� audit Beauport Estude dudit notaire Le Jour et an Susdit presences dudit Jean Chevallier, et de Joseph parant Jumeau tesmoins habitant audit Lieu quy ont avecq Ledit Seigneur Et ledit nataire Sign� a la Reserve de la ditte leblanc declare ne scavoir Escrire ny Signer de ce Enquis Suivant Lordonnance, En Rature de nulle valleur. Signatures : Juchereau DuChenay, Jean chevallier Joseph parant Duprac ( parafe ) CONTRAT PASS� DEVANT LE NOTAIRE PAUL VACHON LE 17 D�CEMBRE 1673 SOURCE : MICROFILM # 1316 ANQ, MONTR�AL Page 1 Pardevant les Nottaires Royaux en la nouvelle france furent present en leur personne jean Tibaut et Suzanne benet Sa femme de son mary authoriz�� pour l'effet des presentes habitant au lieu dit vulgairement le petit village en la paroisse de nostre dame de beauport lesquels ont Recognu Et Confess� audir vendable l'un pour l'autre Sans division ny disenssion Renoncant a la dite division et fideiussion Cedd�, quitt� transport� et de Caiss� dutout des maintenant et a tousjour et promettant l'un pour lautre garantir de tous troubles empechement generalement fournir quelconque # a pierre lavall�� Ma�tre cherugien et faire jouir faubourg du fargy a beauport habitant audit lieu a ce present et acceptant acquerir pour luy Ses hoirs et ayant causes a ladvenir Scavoir est une Concession Consistante En vingt arpent de terre En Superficye Scavoir un arpent de front Seur une ligne quy la Separt des terres du Seigneur de beauport aboutissante Sur la grande Riviere dudit Page - 2 beauport, ladite Concession Scize et Scitu�� au dit beauport born�e ainsy qu'il Ensuit Scavoir d'un Cost� la terre du Sieur Martinique qu'il acquise de Zacharie Maheut dit point du jour, dautre Cost� a la concession du dit Sieur acqerrer d'un bout Sur ladite grande Riviere de beauport dautre bout a une Retenue de terre que faict le dit Seigneur de beauport de vingt arpens qui est la profondeur de la dite Concession proche du village de St Joseph Sur beauport, boutte ainsy quelle Se poursuit Et Comporte terre Labourable pres bois, pushores aussy un hangart quy est Scitu�� sur la dite Concession Sans aucunes choses En Reserve Ny Retenir le tout aus dit veudeur et Sa dite femme apartenant de plus emple declaration par Contract audit vendeur faict par joseph Giffard Escuyer Seigneur dudit lieu pass� pardevant nous dit notaire En datte du Page - 3 dixjesme jour de decembre mil Six cent Soixante huict estant la dite Concession charg�� de vingt Sols de Rente Seignuriales de deux Sols de Cent Et de deux poulles grasse pour toutte et Sans autres charges debtes ny hipotecque quelconques et quittes des Cens et Rente du pass� jusque a ce jour les dis Cens et Rentes payables par chacun an au jour et feste de Noel au chateau et maison Seignuriale de beauport ainsy qu'il est plus au long port� Et Sertiffi� par le dit tiltre Et Contract de Concession ce que le dit acquereur a ditr bien Scavoir Et Coignoistre pour lavoir Vue et visit�� Cette vente Cession Et transport faicte a la charge que ledit acquereur En jouira En toutte propriett� Comme de Ses autres biens vray et legaux acqueste Et au moyens des presantes a la charges des dis cens et Rentes et droicts Seignuriaux et outre le prix et Somme de deux Cent vingt livres tournois Et vingt livres donn� pour le future a payer Scavoir Page - 4 quarente livres quy Sont vingt livres pour ladite femme Et autre vingt livres a payer dans le jour et feste de pas que ce prochainement venant A Ces deux Cent livres tournois dans le jour et feste de Scainct Michel ausy prochainement Venant En argent ou billes Solvables Et ce faisant le dit vendeur Et Sa dite femme ont promis et ce sont oblig� de mettre le tiltre de Concession En main dudit acquereur Concernant la chose vendue transportant En tous droicts ce desaisissant les uns au profit dudit acquereur voulant et consentant qu'il Sen aproprie quand bon luy Semblera Et ont institu� et leur procureur et le porteur et auquel Il donne pouvoir de ce faire Et d'en Requerir acte Car ainsy promettant et ce obligeant chacun en droict Foys et ce Renonceant et ce fait et pass� en la maison dudit Sieur acquereur audit lieu de fargy a beauport ce dix septiesme jour Page - 5 de decembre lan mil six cent Soixante traize apres midy Et a la dite bennet declarer ne Scavoir Escrire ny Signer Et de ce Interpell� Suivant lordonnance. Dix mots Ratur� nuls Signatures : Jean giCass� plavall�e ( parafe ) PVachon ( parafe )
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